
Omega ressuscite une icône horlogère : la Railmaster
Depuis sa fondation en 1848, la maison Omega, fleuron du Swatch Group, s’est imposée comme l’une des marques les plus emblématiques de l’horlogerie suisse. Et des modèles iconiques, elle en a conçu une multitude au fil des décennies.
Des modèles mythiques, gravés dans l’histoire
Parmi ces créations légendaires, la Speedmaster Moonwatch s’impose incontestablement comme la plus célèbre. Elle fut la première montre portée sur la Lune lors de la mission Apollo 11 – un exploit qui la propulse en tête du podium. Sur la deuxième marche, on retrouve la Seamaster, véritable instrument de plongée devenu, au fil du temps, le garde-temps favori de l’agent secret le plus célèbre du cinéma: James Bond, au service du MI6. Et pour la troisième place ? Le débat reste ouvert. Préférez-vous la Constellation, au design racé, ou la De Ville, au charme plus classique ? À titre personnel, mon choix se porte sans hésitation sur la De Ville Prestige, avec son cadran bombé bleu clair en PVD.

Le grand retour de la Railmaster
Mais venons-en à la Railmaster, aujourd’hui à l’honneur. Ce modèle est né en 1957, au sein d’une trilogie baptisée la « Professional Line ». Cette époque coincidait avec de grandes avancées scientifiques et technologiques, et Omega avait alors pour ambition de créer des montres robustes destinées aux professionnels de terrain.
Ainsi sont nées trois références majeures :
- la Speedmaster, conçue pour les pilotes de course ;
- la Seamaster 300, pour les plongeurs ;
- et la Railmaster, pensée spécifiquement pour le personnel ferroviaire.
Une montre conçue pour résister aux champs magnétiques
Ce qui faisait la force de la Railmaster, c’était sa résistance exceptionnelle aux champs magnétiques. Protégée par un boîtier intérieur, elle supportait des champs allant jusqu’à 1000 gauss, un exploit technique à l’époque. Pour comparaison, la majorité des montres antimagnétiques ne dépassaient pas 60 gauss. Cette prouesse garantissait une précision sans faille, même dans les environnements les plus exigeants, qu’il s’agisse de voies ferrées, de centrales ou de laboratoires. Notons au passage qu’une marque concurrente bien connue lançait, à la même époque, sa propre réponse à ce défi : la Milgauss.

Une réinterprétation contemporaine
Plus de 60 ans après sa création, Omega redonne vie à la Railmaster avec une réinterprétation à la fois fidèle et élégante. Proposée dans une version 38 mm, cette nouveauté arbore un cadran gris à dégradé noir, rehaussé de grands index et chiffres recouverts de Super-LumiNova blanc pour une lisibilité optimale de jour comme de nuit.
Deux options de bracelets sont disponibles :
- un bracelet en cuir noir, sobre et raffiné,
- ou un bracelet en acier inoxydable, doté de maillons redessinés pour une meilleure intégration au poignet et un réglage facilité, gage de confort.
Avec cette réédition subtilement modernisée, Omega rend un vibrant hommage à l’héritage technique et esthétique de la Railmaster, tout en affirmant sa volonté de conjuguer tradition horlogère et innovation contemporaine.
Omega Seamaster Railmaster : 5.700€ – 6.100€
Prix sous réserve – Photos : droits réservés